

Un shooting professionnel en Valais se joue rarement le jour J. Elle se joue dans les deux semaines qui précèdent — dans ce qu'on décide de montrer, dans le choix du lieu, dans le temps qu'on réserve vraiment. Voici ce que je demande à mes clients avant de venir, et pourquoi.
C'est là que se joue une séance : dans ce qu'on décide avant, pas le jour J.
À bloquer dès qu'on dépasse cinq ou six portraits d'équipe.
De repérage sur place évitent deux heures de rattrapage le jour venu.
La première question n'est jamais « combien de photos ». C'est : où vont-elles vivre ?
Un portrait destiné à LinkedIn n'a pas le même cadrage qu'une photo de couverture pour un site. Une image de produit pour une boutique en ligne exige un fond neutre et une constance d'un article à l'autre ; la même image pour Instagram gagne à être mise en situation, avec du désordre autour.
Chez Kanope Kombucha, à Lausanne, tout le travail était orienté réseaux sociaux et site : format vertical dominant, ambiance plutôt que catalogue. Pour Le Druide Alpin à Lyon, c'était l'inverse — mettre en valeur des produits de boutique, avec la lisibilité que ça impose.
Même appareil, même photographe, deux séances qui n'ont rien à voir. La différence s'est décidée avant, en une conversation.
Ce que je vous demanderai : listez les supports où ces images serviront. Site, LinkedIn, Instagram, plaquette imprimée, écran en vitrine. Trois lignes suffisent.
Voir la prestation Portrait & Corporate, et la prise de vue produit si ce sont vos articles qu'il faut photographier.
À retenir
La question n'est jamais « combien de photos », mais « où vont-elles vivre ». Le support décide du cadrage, du fond et du format — et cette décision-là se prend en une conversation, pas en post-production.
Beaucoup d'entreprises réservent une date, puis se demandent où l'on va photographier. C'est l'ordre inverse qui donne les bonnes images.
Pour l'Institut Ma'Demoiselle à Conthey, les locaux étaient le sujet : des espaces pensés pour la sérénité, qu'il fallait rendre tels qu'on les ressent en y entrant. Ça s'est joué sur la lumière naturelle, donc sur l'heure — pas sur le matériel.
Chez ADLR Cosmetic Auto à Saint-Pierre-de-Clages, il s'agissait de montrer des prestations, donc des gestes, donc un atelier en activité. Photographier le même atelier vide n'aurait rien dit.
Trois questions à se poser sur le lieu :
Je viens repérer quand c'est possible. Un quart d'heure sur place évite deux heures de rattrapage le jour J.
C'est l'erreur la plus fréquente, et la plus coûteuse.
Une séance de portraits pour huit personnes n'est pas huit fois trois minutes. Il y a l'installation, le temps que chacun se détende, les changements de place, les retardataires. Compter un créneau large et finir en avance vaut infiniment mieux que l'inverse.
Pour des portraits d'équipe, je conseille de bloquer une demi-journée dès qu'on dépasse cinq ou six personnes, et de prévoir un ordre de passage — en commençant par les plus à l'aise. Les suivants voient que ça se passe bien, et arrivent moins crispés.
Le formulaire pose les questions de cette page — usage des images, lieu, nombre de personnes, échéance. Le remplir vous fait déjà la moitié du travail de préparation.
Personne n'aime être photographié au travail. C'est normal, et ça se travaille.
Prévenez vos collaborateurs à l'avance, avec trois informations : le jour, la durée approximative pour chacun, et l'usage des images. Cette dernière compte plus qu'on ne croit — quelqu'un qui sait où sa photo finira se détend beaucoup plus vite.
Sur la tenue, une seule règle utile : quelque chose dans quoi on se sent soi-même, et qui ne date pas l'image dans six mois. Les motifs très serrés et les logos d'autres marques posent des problèmes ; le reste passe.
Et prévoyez un ou deux absents. Il y en a toujours. Mieux vaut le savoir d'avance que découvrir le jour même qu'il manque la moitié du comité.
Une partie du résultat se prépare. L'autre non, et c'est tant mieux.
Sur le tournage de l'interview de Corentin, caviste chez Maison Rouge SA, le cadre était prévu, les questions écrites, la lumière installée. Ce qui a fait les meilleures images, ce sont les gestes entre les prises — les mains sur les fûts, le regard qui vérifie une cuve. Rien de tout ça n'était au programme.
Mon travail consiste à préparer suffisamment pour pouvoir regarder ailleurs le moment venu. Une séance trop scénarisée produit des images justes mais mortes ; une séance non préparée produit du stress et des rattrapages. L'équilibre se trouve dans la préparation invisible.
La sélection prend du temps, et c'est là que se fait la moitié du travail. Je livre une sélection retouchée, pas un vidage de carte : moins d'images, mais toutes utilisables.
Les droits d'usage sont cédés avec les images — vous les utilisez sur vos supports sans avoir à redemander. C'est une question qui revient souvent, et qui bloque parfois des projets ailleurs. La Fédération suisse des photographes rappelle d'ailleurs que la cession doit être écrite : vérifiez-le, chez moi comme ailleurs.
Avant de me contacter, ayez une idée de :
| À préparer | Pourquoi ça compte |
|---|---|
| Où les images vont servir — site, réseaux, imprimé | Le support décide du cadrage et du format |
| Le lieu, et sa lumière aux heures possibles | C'est l'heure qui fait l'image, pas le matériel |
| Combien de personnes, s'il s'agit de portraits | Détermine le créneau à bloquer, et l'ordre de passage |
| Votre échéance réelle, celle qui compte | La sélection et la retouche prennent du temps après la séance |
Le reste se discute. Et si vous n'avez pas encore ces réponses, c'est aussi une bonne raison d'en parler — c'est souvent la conversation qui les fait apparaître.
Et si vous n'avez pas encore ces réponses, c'est aussi une bonne raison d'en parler — c'est souvent la conversation qui les fait apparaître.
Plein Cadre
Un indépendant valaisan qui raconte son métier de l’intérieur. Les projets aboutis, et ceux qui cherchent encore leur forme.
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